Projet artistique Cellule-A

ZOOM sur le projet artistique de l’amicale CELLULE-A

Soirée de présentation des projets à Artilect Fablab

  • Cellule-A, qu’est ce que c’est ?

C’est un projet associatif collaboratif créé en 2017 dont l’objet est l’installation d’une architecture autonome, vivante et connectée. Il s’agit d’un espace qui serait un atelier partagé entre plusieurs artistes.

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  • Qui est le porteur de projet ?

Guillaume Bautista est artiste plasticien. il travaille depuis 18 ans dans le multimédia, avec des acteurs du monde de la danse, du théâtre, de la musique, de la vidéo, de la photo … il travaille sur des projets interactifs et a donc besoin de beaucoup d’espace.

  • Pourquoi ce projet ?

Guillaume a travaillé avec le collectif Mix’art Myrys et aujourd’hui avec le collectif IPM. Dans les deux cas, il a rencontré les mêmes difficultés, que ce soit (4€ pour 5000m2, ou 9m2 100 €, dalle mutualisée), des espaces très froids en hiver et trop chaud en été, du coup les ordinateurs plantent. Il était tout le temps en voyage et n’avait pas de temps à consacrer à son projet artistique personnel car il n’avait pas l’espace adapté. Pendant un an et demi, il a fait des recherches et s’est confronté à des spécialistes du durable, de l’autoconstruction, qui lui ont expliqué que le durable c’est à la campagne et que cela demande un changement de vie. Or, Guillaume aime la ville, la campagne et les NTIC. Il avait envie de pouvoir tout associer. Là, il a découvert le projet de Michael Reynolds (maison en pneus enterrée ou eartship). Il s’est dit que c’était une solution pour créer un espace artistique qui corresponde à ses besoins. Le projet va utiliser des containers avec des modules de récupération d’énergies, biogaz, éolien, solaire, récupération d’eau de pluie, aquaponie, chauffage à base de canette. Il voulait que cet espace réponde à 4 critères : être facile à construire, à faible coût (40 000€), qu’il respecte les normes et qu’il soit durable sans qu’un appel à spécialiste soit nécessaire.

 

  • Où en est le projet ?

A ce jour, le plan maquette est réalisé. Le collectif est en discussion avec l’INSA pour installer le bâtiment chez eux. Ils recherchent des compétences dans le domaine des capteurs. En septembre, la phase de test et analyse commencera. Pendant un an, des artistes seront invités en résidence. Des données sur les activités des artistes et les normes de santé publique seront extraites des observations. A l’issue de cette expérimentation, un livre manuel sur le durable sera édité et peut-être que cette question se posera : les artistes doivent-ils changer leur mode de fonctionnement ?

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